Kimsooja , artiste, a commencé à intégrer des tissus dans son œuvre dès les années 80. L’artiste, toujours en déplacement, réalise des installations, des performances, des vidéos et des photographies. Les « bottari », des ballots de tissus anciens que Kimsooja assemble, plie et noue ensemble, constituent des métaphores de l’histoire et de la société contemporaine. Elle les fait voyager de par le monde comme le « Bottari in exile » qui avait fait une halte à la Fiac en 2007. Son oeuvre traduit l’engagement de l’artiste pour qui il importe moins de coudre en soi que de relier, d’unir des morceaux de réalités variées qui se trouvaient auparavant dispersés. Ses œuvres dont le processus importe presque autant que le résultat final font converger des mœurs, des cultures et des sociétés diverses. Elle se situe au croisement de l’Amérique ou elle réside, de l’Europe et de la Corée, pays d’origine de l’artiste.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

Kimsooja / Le voyage immobile, performance, installation et vidéo

 

Kimsooja mêle tradition asiatique et modernité dans son oeuvre traversée par les questions de frontières culturelles et sociales. Le corps, la contemplation, la spiritualité, la nature font partie de son travail. Ses vidéos, où elle apparaît notamment de dos, immobile comme un roseau face aux flux des passants, figurent autant de voyages immobiles. Elle puise dans ses racines coréennes son matériau de prédilection, ces tissus traditionnels qu'elle plie et déplie, coud, transforme ou déchire, créant ainsi, avec une grande économie de moyens, une oeuvre de grande rigueur plastique. Son oeuvre traduit l’engagement de l’artiste pour qui il importe moins de coudre en soi que de relier, d’unir des morceaux de réalités variées qui se trouvaient auparavant dispersésElle évoquera ses projets récents menés aux quatre coins du monde et motivés principalement par la question de la transmission.